Vous y trouverez tout ce qu'il faut savoir sur ce syndrome génétique très fréquent mais encore peu connu
Depuis un peu plus d’un an, c’est à dire, en fait, depuis le congrès de juillet 2006, j’ai participé à des réunions de familles de plusieurs régions, afin de mieux comprendre les difficultés que ces familles rencontrent pour trouver des solutions de soins convenables pour leur enfant.
J’ai profité de mes déplacements pour rencontrer les médecins hospitaliers des Centres de Référence les plus proches des familles concernées, mieux comprendre les difficultés locales et pourquoi les interrogations des parents demeurent aussi importantes.
Prenons, par exemple, le sud de la France avec ses 3 régions Aquitaine, Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon, plus de 8 millions d’habitants et 2 Centres de Référence seulement pour les syndromes dysmorphiques d’origine génétique, sans parler des distances considérables qu’il faut faire pour consulter, plus de 200km souvent.
Il m’est donc apparu essentiel de mettre une documentation la plus complète possible à leur disposition (les actes du congrès et quelques diaporamas réalisés par des spécialistes) sous la forme d’un Cd rom.
Chaque fois qu’une famille rencontre un professionnel s’intéressant au syndrome, elle me communique l’adresse de cette personne et je lui envoie la documentation, ce qui me permet simultanément de constituer un fichier de professionnels connaissant et s’intéressant à nos problèmes.
Ce fichier est à la disposition des familles qui ont des besoins non satisfaits.
Je pense aux infections ORL à répétitions, dont les parents me parlent trop souvent, alors que des solutions existent.
Je pense, bien sûr, à l’insuffisance vélo pharyngée qui, bien que fréquente chez nos enfants, demeure complexe dans son traitement et avec des résultats trop souvent aléatoires.
Plusieurs Mamans m’ont fait par de leur désappointement à la suite de la table ronde sur l’insuffisance vélo pharyngée (au congrès de Strasbourg), table ronde qui ressemblait fort à un affrontement entre certains médecins, m’ont-elles confié.
Et il y a en a bien d’autres encore….
A chacune de mes rencontres avec les médecins des Centres de Référence, j’ai été frappée par la qualité de l’accueil qui m’a été réservé et l’écoute attentive dont j’ai bénéficié, ces professionnels m’expliquant que le monde de l’hôpital, dans lequel ils vivent, ne leur permet pas d’appréhender toute la réalité quotidienne des conséquences du syndrome sur les familles touchées.