Vous y trouverez tout ce qu'il faut savoir sur ce syndrome génétique très fréquent mais encore peu connu
Voilà un mot qui fait peur à tout le monde, et pourtant, des handicaps, nous en avons tous, si nous voulons bien nous donner la peine de nous observer en toute objectivité et sans complaisance.
On pourrait dire que, scientifiquement, cela fait partie du polymorphisme des individus qui fait que chacun a des avantages ou des qualités, mais aussi des défauts, par rapport aux autres.
Il serait grand temps, sans doute, de changer notre regard vis à vis du handicap et pas seulement celui des autres, mais aussi le notre.
Reconnaître nos propres handicaps nous aideraient à désacraliser, à banaliser, en quelque sorte, ce mot trop lourd de sens et, peut-être, à accepter ceux de nos proches.
Parce que, si nous acceptons volontiers le handicap des autres, il nous est beaucoup plus difficile de reconnaître celui de nos proches et en particulier, celui de nos enfants.
Vous devez vous demander où je veux en venir ?
Et bien voilà,
J’entends souvent des mamans et des papas qui, bien qu’ils connaissent parfaitement le handicap de leur enfant, devenu ado et puis jeune adulte maintenant se demandent quel attitude ils doivent avoir.
L’enfant s’est débrouillé tant bien que mal à l’école, il a ensuite suivi une formation professionnelle plus ou moins élevée et maintenant il rentre dans sa vie d’adulte, forcément avec quelques difficultés, quel jeune n’en a pas aujourd’hui.
Que faut-il faire ?
Si le « handicap » n’a pas été déclaré jusqu’à maintenant, est-il nécessaire de le faire aujourd’hui ?
Cela lui permettrait de trouver plus facilement un emploi, bien entendu, puisque ce « handicap reconnu » aiderait l’employeur en diminuant les charges salariales et compenserait, par exemple, une certaine lenteur ou une plus grande fatigabilité, mais au prix d’une « étiquette définitive » mise sur la personne.
Voilà le dilemme….
Et sinon, faut-il prendre le risque de voir ce jeune adulte galérer, se sentir exclu d’une société qui ne fait pas de cadeaux et finalement s’enfermer dans une situation de refus.
Et puis, comme nous, Parents, nous ne serons pas toujours là, que deviendra-t-il ?
Vous allez sans doute me dire que j’exagère, mais j’ai en mémoire ces adultes SDF logés sous des tentes le long du canal Saint Martin à Paris, (les enfants de Don Quichotte), et quand je les revois, avec leur "allure" souvent un peu bizarre, je me demande s’il n’y avait pas, dans ces gens là, quelques candidats à la micro-délétion.
Je ne me permettrai pas de trancher, mais je pense qu’il serait temps d’avoir un débat sans passion sur ce sujet,
Et je ne peux que conseiller aux parents de bien réfléchir avant de vouloir à toute force faire entrer leurs grands enfants dans la vie sans le parapluie que constitue la reconnaissance officiel de leur handicap, qui de plus, n’a rien d’extraordinaire si encore une fois, nous voulons bien faire preuve de réalisme et d’objectivité.